aile 34

aile 34, mon amour
les anges passent si vite
trop vite pour les mots
mais moi qui ne savais plus parler
il faut bien que je bafouille lentement,
que j’ânonne mon chagrin à la pluie
maintenant qu’il n’y a plus un chat
et que pleure ma bien-aimée

maintenant que me manquent vingt ans
– aile 34, cela file comme un mirage
mur du son ? – coup de foudre
ces gouttes vert d’or terrifiées
dans le brouhaha d’un hall

Continuer la lecture de aile 34

how far


les êtres, la distance
je n’en sais ni comprends rien
et moins encore de ce qui les lie, délie
il paraît que ce pourrait être simple
se faire naturellement
mais je ne sais, tu sais,
ce que veulent les êtres,
ce qu’ignorent si souvent leurs humeurs changeantes,
de distance entre eux
de celle qu’il faudrait mettre
de celle qu’il faudrait réduire,

Continuer la lecture de how far

étang d’or

glyphes illisibles dans les brumes irradiées
parfois aussi, la vérité d’un soleil d’hiver trace
entre les encres d’orage et les encres du sol
une nappe d’or liquide

sf?

bien sûr, ce qu’ils qualifient si improprement
de »science-fiction » ou de « dystopie »,
n’est que l’affaire d’un regard porté sur leurs villes à l’aube
– au moment où s’abat chaque jour la certitude que tout est perdu