dénuement

branches, veinules, fissures
et taches en pluie aquarelle
encore elle

ce qui croît et ce qui choit
l’hiver
et le coeur

« self-similaire »

shkôdra

la gelée blanche ce matin
ne fond pas au soleil bas
et las, semblent perdus ces camélias,
émaux et camées, corps et biens

mais il y a
une chanson douce
tes doigts qui caressent la carte
passent les frontières
invisibles des profondeurs
où plongent les mots parfois

caressent la carte
caressent ta peau, la mienne
bat comme un tambour du désert
il n’y a pas de frontières

subharmoniques

nyctalope :
voyant mais sans être vu
– au ban, loin du centre
sur le chemin des subharmoniques
croiserais-je encore ce faiseur de radars,
immortel maintenant ?

j’en doute, même si, ne le dites pas,
j’ai volé son âme dans sa vitrine,
pour cartographier
– radiographier – les profondeurs,
répertorier les prédateurs oblongs
les rythmes sourds de leurs nages
et de leurs luminescences internes

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echo beach


ma plage fantôme
vagues que l’on croirait
de vide et de brume

ici passent les ombres
oh, une, deux dizaines peut-être,
sans laisser nulle trace,
sans infléchir la destinée
ni comprendre,
témoins extérieurs
du ressac et du livre des sables
– mes partitions, mots et dessins
qu’efface le ressac

et puis ce matin,
il m’a semblé déceler
les traces de pas
qu’aurait, sur ma plage fantôme,
laissées la danse d’une ombre,
une ombre de ce qui n’est plus

une ombre du temps
où je trouvais, au creux des traces dans le sable,
pour faire mes chansons,
le cadeau de paillettes de lune, et de notes de musique
déposées par une flamme d’eau

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unita

                omme une évidenc

      ‘unité est un mythe des origines

  et jusqu’à nouvel ordre

  un mensonge d’oracle         un rêve de modélisateur

      des fragments, les fragments d’un monde en pièces »

disait             à qui voulait l’enten