d’amer et d’airelles

Et puis viendra la dernière journée. Ce sera le dernier repas, de viande bouillie, de bière blonde et d’airelles, comme aux plaisirs de l’ancien temps, et une promenade parmi les linaigrettes.

Frissonnent les trembles et s’efface, grise bleuté dans le bleu grisé, la fortification lointaine ; et le vert de gris et le vert d’eau, aussi dans les pleurs du noir, comme des écharpes déchirées de nuages et d’encre.

Frissonnent les trembles, et l’on pourra s’étendre ; dans un lieu désert, dans une tourbière pâle où balancent les fausses bruyères et l’airelle des marais.

S’étendre dans les sphaignes, et sentir et la terre humide et l’eau acide, froides contre le cou ;
entendre dans les herbes le murmure de l’air aigre.

S’étendre et ne plus bouger ;
et s’envoler d’un bruissement d’ailes.

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Petit être

"je suis un être / entouré des forces magiques / de toutes choses / là où je marche / un phoque respire / un morse hurle / une perdrix des neiges jacasse / un lièvre se blottit / moi petit être / entouré des forces magiques / de toutes choses / un être minuscule / ne sachant rien faire / ridicule et bon à rien"

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