s. in l. ; l. in t….

présence
quoi que l’on fasse
et le temps ne change rien

présence dans le vide,
la plaie vive, incurable
d’une blessure ancienne
les nerfs à vif, les nerfs à vide
un vide au rythme de marées

le vide , le vide, le vide ,
son ressac
il a des vagues la musique,
la constance et la sempiternité


son ressac
depuis toujours
et combien de temps encore
jusqu’à la chute du mur, des falaises
jusqu’à la tombe, ou au brouillard qui la précède,

une rencontre, déjà,
connaître le nom de l’impossible,
l’étreindre, c’était une danse
quelques heures,
c’était une chance

et ne reste que le rêve,
son ressac,
ni d’avoir, ni de posséder

davantage, on rêve
d’instants distants
la joie de partager un souffle
libérer le flux d’une tendresse folle
les eaux grondantes d’un barrage
un lâcher pour éviter qu’il ne se rompe

tu sais, poursuivre le rêve
n’est qu’une aventure
une autre et même façon
de danser au coeur du devenir

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Petit être

"je suis un être / entouré des forces magiques / de toutes choses / là où je marche / un phoque respire / un morse hurle / une perdrix des neiges jacasse / un lièvre se blottit / moi petit être / entouré des forces magiques / de toutes choses / un être minuscule / ne sachant rien faire / ridicule et bon à rien"