A propos

Cet « à propos » porte plus sur le travail présenté ici que sur son (f)auteur, votre serviteur,  (de ce sujet sans intérêt, le rien qui peut être écrit l’est ici).

Ce site, donc, est issu de la composition sur plusieurs années de recueils de textes que je ne considère pas comme des poèmes.

Davantage, ces textes trouvent leur centre de gravité dans la poésie d’un monde profané, ou plus précisément : dans la poésie des interrogations qu’inflige à l’esprit (lui-même impermanent) l’impermanence d’un monde profané. Ils sont en cela indissociables d’une vision du monde et d’une posture morale que je développe, lorsque j’en ai le temps, sur un autre blog, Anarquie en autarcie et d’une agitation dérivante dont je garde trace sur urbartsdrifts.

Ces textes sont organisés en différents recueils rédigés au fil du temps.

Après en avoir longuement mis les textes en ligne au gré de mes humeurs, j’ai maintenant achevé la publication de trois d’entre eux.

  • Des fleurs et des saisons qui se décompose en plusieurs parties ; les plus anciennes remontent à 1995 et figurent pour l’essentiel dans Un sud plus loin ; elles sont issues d’un projet abandonné, ou qui a du moins singulièrement évolué pour atteindre la forme de Des fleurs et des saisons. Les plus récentes, réunies dans les parties Bilan Carbone et Exactitudes, remontent à 2011-2016.
  • Isotopes qui comprend trois parties, et évoque l’être au monde et l’écriture, rédigé en 2015-2018.
  • Le cahier de Mélusine, rédigé dans un rêve. Un ou deux feuillets manquent encore, je les écrirai peut-être un jour.

Sont par ailleurs en cours de rédaction perpétuelle, au gré du temps et de l’inspiration, et sans intention réelle :

  • Escales, des pièces variées qui ont en commun de porter sur ce que dit ce titre.
  • Traces constitué de pièces personnelles, qui s’ajoutent au fur et à mesure que passe le temps et que s’effacent les traces.

Après la fin d’Isotopes, j’ai ces derniers mois lancé quelques autres projets :

  • Anamnèse, comme l’espoir d’un printemps et d’une ré-inspiration qui ne soit pas noyade.
  • Les cahiers d’Icare, qui, contrairement à ce qu’un titre malvenu pourrait laisser penser, ne sont pas un pendant des cahiers de Mélusine, mais davantage une plongée dans un labyrinthe personnel ; une histoire de plumes. A l’occasion, si je trouve mieux, je changerai le titre.
  • L, une rêverie sur quelques-unes de mes héroïnes, incarnations multiples d’une petite flamme qui m’inspire et à qui je m’adresse, je crois, depuis toujours ; mon rêve verlainien, je suppose assez proche pour moi – mais avec moins de malheur – de ce qu’était sa belle mystérieuse à Desnos. (Je ne me compare pas immodestement à Robert, j’établis seulement une analogie de rapport à la muse). Pour l’heure, j’ai… honteusement calé dans ce projet-ci. Y revenir.
  • dansées, qui répond seulement à l’idée d’une légèreté qui suit le mouvement. Ou à quelque-chose de plus profond.

 

Enfin, figurent sur ce blog :

  • un projet en cours de lier textes et photographies dans une même appréhension fragmentaire de ce qui, justement, s’efface. Mais à dire vrai, je commence à avoir envie d’illustrer chaque texte.
  • quelques nouvelles ; la plupart de celles que j’ai écrites sont anciennes et doivent être retouchées avant d’être publiées. Il faudra que je m’y mette un jour…
  • des séries de collages, ces derniers se situant à la rencontre des préoccupations de ce blog et d’Anarquie en autarcie.
  • ..  oh et ces alcofibasseries finwe’kganiennes ; comprenne qui pourra ce que voudra de ce jeu qui n’en est pas un ; comme disait à son maître un jeune prince poète, « ça ne veut pas rien dire ». J’ai peut-être ce défaut, que quelques rares personnes me connaissent, le matin au réveil, d’avoir mon langage.
  • quelques pièces éparses, répondant à des idées subites, réunies sous la pertinente mention « non classé »….

Je regroupe l’ensemble sous le titre du blog : « Non publiable ».

Non publiable car la majorité des pièces, probablement, ne s’inscrivent pas dans l’air du temps littéraire. L’air du temps littéraire, ou esthétique, est en tout cas un sujet dont je me contrefous.

Non publiable parce que je ne veux à aucun prix ne serait-ce qu’esquisser un pas en avant pour sortir du rang ; débuter ce trépignement du : « j’existe et j’ai quelque chose à vous dire ». Je me fous de « l’existence » ; de la mienne, et sauf très rares exceptions, de celle des gens ; et je n’ai, a priori, rien à leur dire. Je dis ce que j’ai à dire, les « autres » – c’est si loin, l’autre – peuvent me lire s’ils veulent ; si cela leur parle, tant mieux, et peut-être – peut-être, cela n’a rien de certain -, avons-nous matière à échanger.

Quand je m’interroge sur le cœur de ma motivation, ma réponse la plus fréquente est que j’écris comme je bricole, comme je voyage, comme j’écoute de la musique : j’écris pour me rendre le monde habitable ; y inscrire, malgré tout, le rêve, d’un trait – éphémère, bien sûr, il ne peut en être autrement. Sans parler des phases où je me dis que j’écris simplement parce que j’écris, exactement comme je vis et respire : à défaut de n’être pas. Bref, comme je pense bon nombre de ceux qui écrivent, j’écris car j’en ressens le besoin plus que pour être lu – et ne ressens particulièrement ni le besoin d’être lu, ni celui d’être « re-connu » – (a fortiori par des gens qui ne me connaissent pas, et comme si l’on pouvait connaître quelqu’un…).

Comme sur Anarquie en Autarcie, la parution sur Internet a une double vocation: 1/ d’arrêter et de figer le travail, de le cristalliser pour ainsi dire, en mettant en ordre et en cohérence ce qui se donne en premier lieu comme pulsions ou épiphanies ; 2/ de le partager avec ceux qu’il pourrait, pour une raison ou une autre intéresser.

Non par « fierté d’auteur » mais parce que la malhonnêteté intellectuelle mérite l’échafaud, l’ensemble des textes et photographies présents sur ce site, y compris sur la présente page, est déposé et soumis à droit d’auteur. Toute reproduction est donc interdite sans mon consentement exprès et écrit.

Dernier point : si pour une raison ou une autre, un hypothétique lecteur cherchait à me joindre, la chose est possible à l’adresse suivante : petitetrederiendutout [at!] gmail .com . Ayant naturellement tendance à fuir mes semblables, et ce ne sont pas de vains mots, je lui précise cependant que je ne prends aucun engagement de réponse et le prie par avance de ne pas me tenir rigueur du silence qu’il pourrait rencontrer.