lemenisulemeni


le grain de ta peau
éclat lointain
me revient parfois
éolienne blancheur
néant surrané d’
immortelles, les fleurs d’un
souvenir solaire
une douceur inimaginable
le grain de ta peau
éclat lointain
me revient parfois
éolienne blancheur
néant surrané d’
immortelles, les fleurs d’un

d’oro

vin-temps,
la courbure
de tes bras :
la courbure
de l’espace
temps tant
s’efface ;

vin-temps
de l’hémorragie à la sangria,
et des caves au cerf-volant,

vin temps,
trou de ver-art nouveau :
vigne creuse et vert verveine,
la courbure te tes bras,
sarments sacrés,
sûrement labyrinthe,
et au sortir de la catabase,
on pilote un zeppelin libre
dans la cité des cimes océanes
ses rues pastel de ciel et de vent…

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santosha


tant de fumée
c’est fou comme il brûle et tousse
mon bûcher catarrhe
fortitude, omni vanitas, rien n’est parfait,
l’aube et le soir si souvent se confondent

intraveiner, un cadeau,
sereine seringue d’azur,
ce qui fleurit en fin de saison, en mi-saison,
croît, arborescence de corail
au ciel antérieur

au ciel intérieur,
intraveinures, une paésine de nuages,
la confusion des sentiments
la fatigue et le repos
le travail et la vacance libre
joie et mélancolie
tu vois, tout se mêle, tout se mielle

tu vois, je ne sais plus écrire,
j’ai d’ailleurs arrêté ;
un peu plus tard,
un peu plus au sud sur le portulan,
mes mots ne sont plus des mots,
un fredon, tout juste

il y a cette lumière dorée sur ton visage,
je sens cette lumière dorée sur mon visage
comme je regarde
voler les abeilles tardives,
passer les rêves,
joli vent

et parfois, les saisis, les goûte,
demain j’irais vaquer au vieux cerf-volant,
en buvant des sangrias avec ma douce,
écouter du garage, le chant du lucane bleu,
et puis écouter l’océan, comme il respire
au soleil d’automne

gratitude



alors, au revoir

/des aurevoirs aux adieux,
où commence l’éternité ?

/une soirée aux caves,
l’eau dans les vasques,
des danses rupestres

/tu sais, je sais à peine lire
quand j’ai mal
mon calendrier de lucioles

/l’éternité commence
(il est) tôt pour les papillons
quand sonne l’heure,
la fin d’une éclipse,
on ne retient personne
– sans comprendre, cela s’apprend –

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le dict du vieil harry

… … …
ma danse de vieillard
ma danse sur les falaises
au bruit du ressac
old harry rocks
rocks like the sea

et puis s’asseoir
les jambes dans le vide
tu pourrais être la mer
ou cette vague qui s’avance,
laisse entrevoir dans son eau
le ciel antérieur,
des paysages fantastiques,
la fête foraine
d’une jouvence renouvelée
et se retire
avant que je n’aie pu plonger

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ἐλευθερία

être : sans intérêt
exister, pas mieux
ce qu’il faut, c’est briser là,
partir
s’arracher à la rive des narcisses
sur une piste, en pas chassés, s’abrutir à mourir on the last song,

disparaître en regardant
disparaître dans

les étoiles, leur feu de bengale,
et le givre sur les pétales attardés des roses et des passiflores
tes doigts qui comptent les mailles d’un tricot,
ou framboises de neige,
pincent un cierge magique à la tombée d’un soir d’hiver,

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