echo beach


ma plage fantôme
vagues que l’on croirait
de vide et de brume

ici passent les ombres
oh, une, deux dizaines peut-être,
sans laisser nulle trace,
sans infléchir la destinée
ni comprendre,
témoins extérieurs
du ressac et du livre des sables
– mes partitions, mots et dessins
qu’efface le ressac

et puis ce matin,
il m’a semblé déceler
les traces de pas
qu’aurait, sur ma plage fantôme,
laissées la danse d’une ombre,
une ombre de ce qui n’est plus

une ombre du temps
où je trouvais, au creux des traces dans le sable,
pour faire mes chansons,
le cadeau de paillettes de lune, et de notes de musique
déposées par une flamme d’eau

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unita

                omme une évidenc

      ‘unité est un mythe des origines

  et jusqu’à nouvel ordre

  un mensonge d’oracle         un rêve de modélisateur

      des fragments, les fragments d’un monde en pièces »

disait             à qui voulait l’enten

lemenisulemeni


le grain de ta peau
éclat lointain
me revient parfois
éolienne blancheur
néant surrané d’
immortelles, les fleurs d’un
souvenir solaire
une douceur inimaginable
le grain de ta peau
éclat lointain
me revient parfois
éolienne blancheur
néant surrané d’
immortelles, les fleurs d’un

d’oro

vin-temps,
la courbure
de tes bras :
la courbure
de l’espace
temps tant
s’efface ;

vin-temps
de l’hémorragie à la sangria,
et des caves au cerf-volant,

vin temps,
trou de ver-art nouveau :
vigne creuse et vert verveine,
la courbure te tes bras,
sarments sacrés,
sûrement labyrinthe,
et au sortir de la catabase,
on pilote un zeppelin libre
dans la cité des cimes océanes
ses rues pastel de ciel et de vent…

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santosha


tant de fumée
c’est fou comme il brûle et tousse
mon bûcher catarrhe
fortitude, omni vanitas, rien n’est parfait,
l’aube et le soir si souvent se confondent

intraveiner, un cadeau,
sereine seringue d’azur,
ce qui fleurit en fin de saison, en mi-saison,
croît, arborescence de corail
au ciel antérieur

au ciel intérieur,
intraveinures, une paésine de nuages,
la confusion des sentiments
la fatigue et le repos
le travail et la vacance libre
joie et mélancolie
tu vois, tout se mêle, tout se mielle

tu vois, je ne sais plus écrire,
j’ai d’ailleurs arrêté ;
un peu plus tard,
un peu plus au sud sur le portulan,
mes mots ne sont plus des mots,
un fredon, tout juste

il y a cette lumière dorée sur ton visage,
je sens cette lumière dorée sur mon visage
comme je regarde
voler les abeilles tardives,
passer les rêves,
joli vent

et parfois, les saisis, les goûte,
demain j’irais vaquer au vieux cerf-volant,
en buvant des sangrias avec ma douce,
écouter du garage, le chant du lucane bleu,
et puis écouter l’océan, comme il respire
au soleil d’automne

gratitude



alors, au revoir

/des aurevoirs aux adieux,
où commence l’éternité ?

/une soirée aux caves,
l’eau dans les vasques,
des danses rupestres

/tu sais, je sais à peine lire
quand j’ai mal
mon calendrier de lucioles

/l’éternité commence
(il est) tôt pour les papillons
quand sonne l’heure,
la fin d’une éclipse,
on ne retient personne
– sans comprendre, cela s’apprend –

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