goût kintsugi



chute libre d’un cherche midi
je m’adonne, m’abandonne, ma donna,
au murmure de solénoïdes,
solaires, leur danse et leur bourdon
dans les fissures

il n’y a plus de solide
que l’illusion du solide
et de massif
que l’illusion du massif
qui se délite, s’effrite,
file entre les doigts
fripés, fripons, d’encore collégien
tachés d’encre violette
– tu vois, le bleu se

décale vers le rouge

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batellerie

où commencent, s’arrêtent
les rivières souterraines,
l’écume luisante dans le sillage des nuits d’étoiles

– grande batelière sur grange batelière
ce qui glisse silencieux sur les eaux,
est-ce la trirème noire et or des heures dures de labeur
et sa chiourme aux cadences d’éperon,
– mystère de tambourineman -,
ou la gondole d’une reine de la cité des doges
que l’on devine sous son manteau de moire rouge
nue – non, vêtue de ses seuls bijoux ?

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