une fin de plus

comme une fourrure rousse
qui sous la neige courre les galeries
blanches et scintillantes
vers le trésor des bois –

les fruits de l’autre monde
collectés au temps d’avant
quand déclinait le soleil –

nous sortirons
un matin de printemps,
aux temps de débâcle

un bruit retentira
un regard de surprise
une tache rouge sur la neige

repas froid

tremblant sous la pluie
assis sur un sac
sucer la moelle des choses
et s’écœurer de néant

jusqu’à la nausée

il ne serait pour se réchauffer
que de briser son âme en trois morceaux
comme des fagots de brindilles

d’écorcher le silex
sur le tissu carbonisé
de souffler un peu et
de pouvoir s’enflammer

mais l’eau détrempe tout
et le bois jusqu’au cœur

jusqu’à la nausée