ka boum ka boum

je l’entends après l’école
la terre comme un tam-tam
qui bat et palpite

nulle part où se cacher
dans les poussières solaires

les lais, les rayons, les sagaies
toujours assaillent
mais tout ce qui se délabre

des chants de l’hypocras
des épées, des candélabres,
à la danse inverse de l’hippocampe
le chevreuil ou le chèvrefeuille

moi qui n’ai ni nom
ni visage
comment le saurais-je ?

J’entends l’être qui persiste et devient
je l’entends et n’y puis mais

richesse

elles ont des dormeuses

la peau tendre d’une pèche
à peine émergée des pierres
douce comme une poudre

la blancheur d’argile et de kaolin
et poussière d’ardoise miellée d’or

les genoux dans les mains
accroupies les yeux clos
comme des momies
au visage parfait

la quiescence des fées
peut-être écoutent-elles
ce que ne disent pas
les harpes éoliennes
et le gong lointain