ressasse

le sang qui gicle sur les machines
et s’écoule en torrents dans les grilles
le soubresaut des carcasses suspendues
des animaux qui hurlent
et le rire est grossier
du peep show à l’abattoir
la pluie nettoie l’immondice
au loin le ressac tait tout
et le vieux phare patiente

tanabata

loin
loin de la lune

« posséder la vérité
dans une âme
et un corps »
ne saurais

là-bas vibrent les feux
la chaleur des grottes
l’ensorcellement de l’ici-bas
oui, l’ensorcelante douceur
de la mer étale

mais tintent les clochettes à vent
leur hommage aux étoiles
aux déesses aquatiques
– des rides sur le lac

une onde comme un cri
l’envie d’un ciel ouvert
de se faire météore
icare de glace en fusion

– un vœu pour altaïr : Continuer la lecture de tanabata