sous vingt doigts, barbarie

… souvenir faute de doux venir, voici que de nous, veaux, le babil de la sybille tombe en cédille dans ma sébile mémorielle et que de babel, ou était-ce de pavie, était-ce à lutèce ou était-ce à séville, l’ombre d’écybèle, sa silhouette si svelte et si belle, me revient en fêloire.

J’avois chu de ripailles de rimailles en ripailles de limaille et de bézoards obèses, de ces bézoards bazooka, qu’on désosse et dépose a la base du houka, obérant nos observantes obsessions. J’aurais préférer chouaber, passe à d’aultre casards ; mais qui ferre, lorsque le bézoard s’inmute en casoar casqué, (de cette casaque bleue d’otan que déploient en roulant les dés du vent sur oran gelé et toutes les orangeraies du monde) ? alors, oh, tous les jeunerfs, les jeunes légionnaires, les charençons et l’esquilles, s’en enchantent et s’égaient sur l’éplage, sautent du carrosse, s’agencent sans s’agacer, en sagaies sagaces, dans l’écume en raies oranges de seaux de soleils versés, versifiés, vérifiés et migrateurs ; jeu ne fit pas exception – quel reître en luth gras, Manon ! Quel faîte ce tulle fat !

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jet d’encre

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lumières et larmes dans la ville
les jambes d’un reflet
rorschach sur horizon d’alcool
en jet d’encre, teinture d’agaric d’envol

les ailes déployées d’un coléoptère
une fille, un pas en avant
pleine d’allant
vers quoi devant ?

insomnie chérie

des cerises mon aimée,
des cerises dans l’aube, des cerises dans le vide
comment n’être pas saisi de l’envie folle, une envie d’enfant,
de les passer dans tes cheveux
humant au passage le parfum de ton cou,
en boucle à ton oreille où je les voudrais
plus sauvages et plus vivantes que sur l’arbre,
saisir de mes lèvres pour les déposer sur les tiennes,
ces cerises rouges comme tes lèvres
qui fissurent mes nuits
des cerises comme un baiser goulu

et après minuit, minuit chérie,
des cerises météores
aux incandescences de braise
ce qui était dans l’arbre s’élève au-dessus de l’arbre
des oscilloscopes comme des erreurs boréales
frissonnent les anneaux de saturne
– qu’était-ce, qu’était-elle,
la synthèse sonore et mélancolique
d’ un tintement de glace ?
cerise de glace

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tiptoe

nuit
j’ai retenu pour ma grotte
un astéroïde du vide cosmique
au calme, entre les galaxies
où ne parvient nul vent solaire

une veille comme une veillée d’armes
en attendant que les phèdres sombres dévorent la nuit,
je ne vois ni n’entend rien si ce n’est…

acouphènes, phosphènes,
les phèdres sombres aux ailes grises ?
non, non, pas encore
les ténèbres et le silence
devant moi, sans limite,
impalpables,

mais toujours lancine le rêve
familier, éveillé,
de ce feu follet funambule,
de cette flamme vagabonde

qui, à l’inspiration,
hante mes mots lorsque je les écrits
mais absent lorsqu’à l’expiration je lève les yeux

mais tip toe
comme une horloge,
comme une goutte,

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ἔαρ

écoute ce qui murmure
le retour du printemps
de cette envie folle

de toits d’ardoises
bleus dans le soleil
de la lumière si intense
qu’éblouissent les calcaires-luths et siens
et que les ombres à la vermeer
les ombres de la laitière
dérivent vers la mer ;

de t’offrir le brin de vent
d’un amour sauvage, de cet amour mutant
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