weiter

un soir d’été s’écorche sur ton absence

comme à mille années de là
pointe au torse d’ombre du chasseur géant
le baudrier perlé de géantes bleues

dans l’ailleurs bleu d’un écran
se sont tues et dérivent tes danses macabres
oh, comment pourrais-je me vaincre ?

et pourrais-tu encore m’apprendre
comme hier des choses nouvelles
comme tu faisais jaillir des étincelles dans le soir

pourrais-je te suivre sur tes exoplanètes
caresser tes lèvres et tes vertèbres
pourrons-nous encore poursuivre Continuer la lecture de weiter

le grand amour du petit homme-feuille

L’autre jour, au sol j’ai trouvé un oisillon pâle et bleu, inerte d’être tombé du nid – il ne volera jamais et ses mauvais anges parentaux ne le retrouveront pas en rapportant la pitance d’un ver dodu. Je n’ai pu m’empêcher de me demander, sottement, le sens d’une vie si brève.

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