sous vingt doigts, barbarie

… souvenir faute de doux venir, voici que de nous, veaux, le babil de la sybille tombe en cédille dans ma sébile mémorielle et que de babel, ou était-ce de pavie, était-ce à lutèce ou était-ce à séville, l’ombre d’écybèle, sa silhouette si svelte et si belle, me revient en fêloire.

J’avois chu de ripailles de rimailles en ripailles de limaille et de bézoards obèses, de ces bézoards bazooka, qu’on désosse et dépose a la base du houka, obérant nos observantes obsessions. J’aurais préférer chouaber, passe à d’aultre casards ; mais qui ferre, lorsque le bézoard s’inmute en casoar casqué, (de cette casaque bleue d’otan que déploient en roulant les dés du vent sur oran gelé et toutes les orangeraies du monde) ? alors, oh, tous les jeunerfs, les jeunes légionnaires, les charençons et l’esquilles, s’en enchantent et s’égaient sur l’éplage, sautent du carrosse, s’agencent sans s’agacer, en sagaies sagaces, dans l’écume en raies oranges de seaux de soleils versés, versifiés, vérifiés et migrateurs ; jeu ne fit pas exception – quel reître en luth gras, Manon ! Quel faîte ce tulle fat !

Continuer la lecture de sous vingt doigts, barbarie

jet d’encre

walkinggirl02222_copie

lumières et larmes dans la ville
les jambes d’un reflet
rorschach sur horizon d’alcool
en jet d’encre, teinture d’agaric d’envol

les ailes déployées d’un coléoptère
une fille, un pas en avant
pleine d’allant
vers quoi devant ?

insomnie chérie

des cerises mon aimée,
des cerises dans l’aube, des cerises dans le vide
comment n’être pas saisi de l’envie folle, une envie d’enfant,
de les passer dans tes cheveux
humant au passage le parfum de ton cou,
en boucle à ton oreille où je les voudrais
plus sauvages et plus vivantes que sur l’arbre,
saisir de mes lèvres pour les déposer sur les tiennes,
ces cerises rouges comme tes lèvres
qui fissurent mes nuits
des cerises comme un baiser goulu

et après minuit, minuit chérie,
des cerises météores
aux incandescences de braise
ce qui était dans l’arbre s’élève au-dessus de l’arbre
des oscilloscopes comme des erreurs boréales
frissonnent les anneaux de saturne
– qu’était-ce, qu’était-elle,
la synthèse sonore et mélancolique
d’ un tintement de glace ?
cerise de glace

Continuer la lecture de insomnie chérie