papiers

bty

s’écoule une nuit liquide
je rêve l’œil et la griffe d’un tigre d’encre

des shides déchirés
le vent a soufflé les goheis comme des bougies
ne vois-tu pas : plus d’enceinte, plus de profane
nous baignons et baisons au milieu des esprits

mais l’esprit que je cherche
n’est plus là pour le voir
et l’exil ainsi demeure
quand il n’y a plus de frontière
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érotique de l’orage

il y en a qui prétendent photographier l’éclair
belle vanité
à quoi bon figer les choses
par des mots, des fonctions dérisoires
en oubliant que les jeux de rôle
finissent toujours par les mouchoirs
il faut que se meuvent les nuages
qu’ils dérivent et s’électrisent
se séparent et de nouveau se rassemblent
au gré des vents et des montagnes
pour qu’à chaque rencontre se réinventent
la couleur et la lumière