hasch bar

ça ne guérit pas
cette plaie qui suinte
et pourtant
il y a si longtemps que je n’ai plus mal
une décennie, deux peut-être
et si j’y ai parfois appliqué en les prenant pour onguent,
ce que je croyais être des grains d’horizon,
et qui n’étaient que gros sel mêlé de sables
de triste et bourgeoise extraction
– les mines sont épuisées et les nains fouisseurs ne s’intéressent qu’à l’or -,
cela n’a rien changé,
aux lèvres comme au coeur de l’entaille la brûlure est restée indolore

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nadja’s nada

fanée,
– fallait-il être aveugle
pour ne pas le voir,
il fallait, ni plus ni moins,
« vouloir y croire »

fanée,
la fleur avait éclos flétrie déjà
stupide, pompeuse et vaine
comme une adolescence qui s’attarde,
mais déjà fanée,

et le regard a suivi ses pétales
tombés dans l’eau,
des pétales bathyscaphes
qu’une avarie aurait coulés

les enfonçant doucement
une pluie de couleur qui délavait
dans la pénombre profonde
bas, de plus en plus bas

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