νοῦς

ce qui est sur des rail, ce qui est chaos ;
temporaires, les dualités
même « le début » et « la fin »
des poignées d’atomes
synthèse granulaire

et ce qui va suivre
n’est qu’une farce potache

[- ni quark ni jag]

zeit, und sein

la vie vend à l’encan
en-cas et en-creux
tant d’en-creux
je n’étais pas là
tu semblais à côté
mais dans la terre creuse
l’épaisse caresse de l’être
peut-être, c’est
ce que tu as appris
en écoutant le silence,
son ressac
abwesenheit fraulEin

tchernozium

lissé
le noir liquide d’un meuble de laque
paravent où se pavanent
grues blanches et herbes d’or-klimt
sur un soleil rouge se détachent
des potences

ce que disent les corbeaux ?
je ne sais plus
je crois qu’ils disent de la fin du monde
mais ce qui se passe en ville
ne nous concerne plus

talion

un bouton de porte dans un éclair violet
tout ce qui luit, tout ce qui fuit, minable
des carrés de lune tombent par les lucarnes de toit,
on les croirait carnets, fenêtres d’argent
j’y pourrais coucher tant des poèmes de toi
y sauter à pieds joints, m’y laisser glisser
un toboggan d’astres et d’astrakhan
tandis que les mauves granulaires
discréditent les ténèbres
la damnation d’un sourire de jolie fille
le velours d’une tenture – mille fleurs de nuit
mais non, non

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