nouria

un théâtre jazz sombre comme un navire noir,
une fontaine mélancolique
ô darlingless d’empire,
loin des nornes, loin des nords,
des bikers charbon aux regards d’ambre…
ahaha, ils dansent, tubular bells et mélano-saxo,
tout ce qui aurait pu être, tiens :
« imaginez tout un peuple amoureux-fou »

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louvres





la COULEUR
des taches de couleur
dans les pavés l’image

voudrais tu poser tout au bout de ma langue comme le bonbon d’un mot nouveau, la fraîcheur suave d’une glace à l’italienne, couleur pastelle, un premier jour de vacances
et que nous soyons la ville, si claire et vive dans le soleil qu’on la devine à peine dans une blancheur de papier glacé, la photo sur-exposée d’une page de magazine

la COULEUR
des tâches de couleur
sur les pavés, la place

la place et le musée, la place qui regarde le ciel, son frisson pastel, et frisonne sous le talon claquant des passantes à la plastique parfaite, leurs pénombres de fleurs, d’ikebana, de coquilles saint-jacques, compostelle, de fleurs et leurs tâches de couleur, photos sur-exposées d’une page de magazine
mais murmurent les fontaines à l’oreille de la place où s’érige l’obélisque, un obélisque pour la belle odalisque,
il y a mieux au louvre

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trigger mute


je tente une orcade
mon orcade de rorqual
bruit blanc, rauque, 52 Hz, ensemble vide
pour é-clore comme on é-feuille,
taille le carbone du neuf hash au 9b sans HB
une, deux, trois séquences vaines
ça dérêve au loin de l’octuple sillage

trigger mute,
un silence d’oracle ;
si l’air de rien, tigre de papier,
origami d’une page blanche,
passe la vague,  son écume
de noctiluques scintillants

l’ô de rien, afflue l’encre des pulpes
chaque point est un départ
et je nage ma danse rorquale
vers de nouvelles débrides

moteur 2 temps

du temps qu’il fait
au temps qui passe
théorie des climats
trahison des trois saisons,
un plat de restaurant chinois

les revirements de l’été,
du tout au rien, sans crier gare ;
les morsures gratuites du froid
en guise de cadeau de noël,
l’embâcle bâclée clouant au sol
tout ce qui vole ;
et les fuites de printemps
ni renouveau ni cerise
un sein de glace
où plus un coeur ne bat

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à qui la faute ?

à qui la faute ? rrose sélavy ?
la persistance rétinienne, comme au fond d’un verre de saké,
d’un rêve d’adolescence et de fleur de pêcher,
de fleur de cocktail, blue gin,  ginger-elle,
curaçao girl au cuir assez potemkine,
dont l’ylang-ylang trouble mon hemingway
pour qui sonne le glas ? pas pour moi, pas pour nous,
inspire, cela sent la fleur, cela sent la mer, cela sent la poudre ;
expire, regarde, nous sommes vivants, vivants comme jamais

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