X

x-file

carte de vœu – avec un X

[géographie du désir]

un autre continent? X-oplanète

& l’impossible

kriss

égrise-matou dès potron-minet
sourire sous gris
j’ai tenté d’imaginer
l’improbable embâcle d’un son
un miaulement comme une lame
qui cristallise
se fige dans la glace

la mer d’étoiles



bien sûr,
je pense à l’homme rayon
comme on peut bien-pensant courtiser
la révolution et le château de D
sous l’étoile de mer, le squelette
étêté
ricane de tous ses os


le dit d’une junk box



dans cette gare, ce bar-ruine, qu’en sais-je
les gens passent, trépassent, on s’en fout
même les sources vieillissent
leur couleurs, leur pourpre, leurs encres propres
comme ce vieux juke-box
qui luit encore un peu dans le coin
le plus obscur, le plus reculé
personne ne sait trop qui l’y a rangé
les barmens ? demande-leur, ils s’en fichent bien
certains disent que la vieillerie s’est remisée toute seule

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n’eus den en ti


après, oh,
bien après la flétrissure de l’aube
une boîte aux lettres déracinée
dans sa rouille on devine,
absentes, les lettres du mot
RECULEZ

vaine oniromancie
tourne la roue pâle
vide liste des mots
qu’une magicienne prononce
gerioù hud
dans son manoir
si proche des falaises
qu’on y croise des tritons insensés
des mange-jusquiames
des dragon-mandragores

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parfois

parfois on s’autorise
un regard aux photos des disparus
les belles de l’hôpital
les danseuses d’hanoï dans les jardins
blanches sous les lions de pierre
et les marcheurs
entre les roches noires du djebel
et le ciel, blanc, de fusible fondu

ces photomatons d’une fille du feu
abandonnés dans la toile d’araignée
sous l’homophonie chantant les enceintes
qui, l’enfermant, font chuchoter la ville
et parfois elle revient comme un souvenir
un fantôme d’avant le monde
sur la pointe des pieds
un éblouissement de printemps
de bain de soleil
où s’effacent les couleurs
tu n’as rien compris

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