lignes

l’impression de se noyer
puis le vagissement hagard d’un premier deuil
vita nova

des lignes qui s’entrelacent trop nombreuses
tissent des nœuds gordiens
qu’on ne sait trancher
sans blesser à l’intérieur
ce qui en soi aussi
palpite et saigne

vita nova
à fleurs de peau
comme une fille tatouée
avec une once pas moins
de voyeurisme médico-légal

on passe
un hôtel de passe
au rayon X

vita nova
une ligne verte
comme un lac d’acide
on a écrit un roman
la terreur guettait à chaque ligne
les tressauts d’un électrocardiogramme

puis l’asymptote
– et des hippocampes stellaires
dans le nuage de magellan