lyo’ l’iau liod

ne croient si bien dire
chats mânes
l’aridité amère
des présents succédés, décédés, déjà dits, refroidis, flocons, carbone,
carbone, aussi, toutes les roches : désert de cendres

et ma bouche même
poljé, désert de cendres,
et cette langue tordue et sèche
comme un arbre calciné
ne se peut plus parler

il y a là bas d’ailleurs
des forêts de langues carbonifères
tordues, tortueuses, élancées et figées,
des éléphants échassiers
on les dirait de dalí, de giacometti,
mais ce ne sont que les ombres décharnées des hiers succédés

Continuer la lecture de lyo’ l’iau liod